Les taxis se déchaînent contre UberPop

les taxis et la concurrence déloyale

Les chauffeurs de taxi n’aiment pas UberPop et le font violemment savoir : voitures renversées, agressions physiques contre les chauffeurs Uber ou leurs clients, entrave à la circulation…

Difficile de prendre parti dans ce conflit. Les taxis jouissent – abusent – de leur monopole depuis de nombreuses années. On ne compte plus les expériences de clients désabusés par le manque de civisme des chauffeurs et leur service déplorable. De plus, la maîtrise du nombre de licences en circulation et leur revente se révèle aujourd’hui être un piège coûteux pour les nouveaux : un système qu’ils ont nourri et qui les dévore aujourd’hui.

De l’autre côté Uber (société immatriculée dans un paradis fiscal), représente la déréglementation ultime du droit du travail. L’entreprise de VTC se repose sur des indépendants (entrepreneurs individuels). Elle propose une plateforme d’échange, fixe les règles et prélève sa dime… Les chauffeurs, non salariés, assument tout le reste : pas de couverture chômage (sauf si UberPOP est une activité secondaire), pas de congés payés, pas d’indemnité de départ… Ce sont eux qui supportent tous les risques (baisse d’activité, réglementation, problèmes de voiture…).

Nombre d’entreprises commencent d’ailleurs à rechercher des indépendants. Elles disposent de personnes corvéables à merci et mises en concurrence constante. La guerre Uber/taxi n’est pas une simple guerre : c’est la préfiguration de l’évolution du marché du travail… et ce qui attend les salariés !

Deux mondes s’affrontent et les pouvoirs publics auraient tort de ne pas s’en mêler : il y a forcément une solution entre un système archaïque et un modèle capitaliste totalement décomplexé. L’État ne pourrait-il pas mettre fin, par exemple, au système de revente des licences qui cristallise l’immobilisme des taxis, notamment leur nombre ?

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